Le ransomware (ou rançongiciel en français) est une menace majeure dans le domaine de la cybersécurité.
Il s’agit d’un type de logiciel malveillant (malware) qui bloque l’accès à des systèmes ou des données en les chiffrant, …
et qui exige le paiement d’une rançon pour rétablir l’accès.
Un ransomware est un logiciel malveillant conçu pour prendre en otage des données ou des systèmes informatiques.
Les victimes sont sommées de payer une rançon, généralement en cryptomonnaie (comme Bitcoin), pour récupérer leurs données.
Le premier ransomware connu, "AIDS Trojan", a été distribué via disquette.
Depuis les années 2010, le ransomware est devenu une menace courante, avec des campagnes comme WannaCry (2017) et Ryuk.
Par phishing (emails malveillants avec pièces jointes ou liens infectés).
Par exploit de vulnérabilités (ex. via RDP, VPN non sécurisé, ou applications non patchées).
Téléchargement drive-by (via des sites compromis).
Le malware explore le réseau pour infecter d’autres machines.
Utilisation de vulnérabilités, comme EternalBlue exploitée dans WannaCry.
Les fichiers ciblés (documents, bases de données, etc.) sont chiffrés à l’aide d’algorithmes robustes (ex. AES, RSA).
Les fichiers prennent souvent des extensions spécifiques (ex. .locked, .crypt).
Une note de rançon s’affiche, indiquant le montant à payer, souvent en cryptomonnaie.
Des délais sont imposés, avec la menace de perdre définitivement les données si la rançon n’est pas payée.
Les attaquants fournissent, ou non, une clé pour déchiffrer les données après paiement.
Bloque l’accès au système (par exemple, écran verrouillé). Moins courant aujourd’hui, remplacé par des ransomwares plus complexes.
Chiffre les fichiers pour empêcher leur utilisation. La forme la plus répandue et la plus dévastatrice.
En plus de chiffrer les données, les attaquants menacent de publier des informations sensibles (exfiltration de données).
Les cybercriminels louent des kits de ransomware à d’autres attaquants, rendant les attaques accessibles même aux personnes ayant peu de compétences techniques.
Combine plusieurs techniques d’extorsion, comme l’utilisation de DDoS (attaques par déni de service) en complément.
Exploite une faille Windows pour se propager rapidement.
Cible les entreprises et les infrastructures critiques.
Introduit le concept de double extorsion.
Très actif, souvent utilisé par des groupes de ransomware-as-a-service.
Perte de données sensibles et de la productivité.
Non seulement le paiement de la rançon, mais aussi les coûts de récupération, d’enquête et d’indemnisation.
Exposition des données clients ou partenaires.
Perte de données personnelles (photos, documents, etc.). Angoisse psychologique.
Hôpitaux, infrastructures publiques, écoles, etc.
Risque accru d’instabilité en cas d’attaque sur des infrastructures critiques (énergie, transport).
Mettre à jour et patcher les logiciels régulièrement.
Utiliser des solutions de sécurité robustes (antivirus, EDR).
Limiter les accès via RDP ou VPN non sécurisés.
Implémenter le principe du moindre privilège pour les utilisateurs.
Maintenir des sauvegardes régulières et hors ligne (air-gapped).
Vérifier l’intégrité et la restaurabilité des sauvegardes.
Former les utilisateurs à identifier les emails de phishing.
Promouvoir des bonnes pratiques (mot de passe fort, éviter de télécharger des fichiers inconnus).
Limiter la propagation d’un ransomware en isolant les segments critiques.
Mise en œuvre de systèmes de détection d’anomalies (IDS/IPS).
Déploiement de solutions Zero Trust.
Isoler les machines infectées :
Déconnecter immédiatement les machines du réseau pour empêcher la propagation.
Utiliser des outils comme ID Ransomware pour reconnaître la variante.
Vérifier si une clé de déchiffrement gratuite est disponible sur des plateformes comme No More Ransom.
Payer ne garantit pas la récupération des données et alimente les cybercriminels.
Consultez les autorités (police, agences gouvernementales).
Depuis des sauvegardes sécurisées et non infectées.
Identifier la source de l’attaque.
Renforcer les systèmes pour prévenir de futures infections.
No More Ransom (site collaboratif proposant des outils de déchiffrement gratuits).
EDR (Endpoint Detection and Response) : Logiciels comme CrowdStrike, SentinelOne.
Sauvegarde et reprise après sinistre : Veeam, Acronis.
Threat intelligence : Surveillez les tendances et les nouvelles menaces.